Atterrissage...

Atterrissage...
Ca c'est moi, pas mal l'atterrissage. Ca fait bizarre de se retrouver aussi loin la première fois que l'on passe ce saut.

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 13:32

Beau saut...

Beau saut...
Un RMZ à l'oeuvre.






Arriveriez-vous à faire ça ?

# Posté le dimanche 19 novembre 2006 06:35

si ce blog vous a plu ça continu en 2007...

laissez vos adresses de blog

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 18:54

Modifié le mardi 21 août 2007 06:22

Techniques...

I/Carpe en étangs
En raison de ses dimensions réduites et de son faible volume d'eau, l'étang est fortement soumis aux variations météorologiques. Très productif au printemps et en automne, la pêche de la carpe y est souvent difficile en hiver et en été.
L'étang est un biotope artificiel créé par l'homme, utilisé depuis toujours pour sa production piscicole. L'eau y est stockée grâce à sa digue. Un trop-plein, appelé déversoir, permet d'évacuer l'eau excédentaire durant les longues périodes de pluie. La zone la plus profonde correspond au vannage qui rend possible de vider l'étang afin de prélever les poissons présents ou tout simplement de les recenser.
C'est en automne que les pêches d'étang se réalisent. La manipulation des poissons est facilitée par les faibles températures. De plus, le remplissage est assuré par les fréquentes pluies.
La nature du fond, la qualité des eaux, les cultures riveraines, la superficie... créent une grande diversité d'étangs. Certains sont pauvres et leur production piscicole réduite, d'autres sont riches et les poissons s'y reproduisent et y prolifèrent. Chaque étang a sa spécificité que le pêcheur à la ligne doit découvrir.

Au fil des saisons
L'hiver, le pêcheur est souvent contraint à un repos forcé parce que l'étang est gelé ou tout simplement vide. Durant toute la période hivernale, les carpes diminuent considérablement leur activité et l'étang vit au ralenti.
Avec les premiers soleils en février, mars, l'étang renaît. La flore repousse, le plancton se multiplie et les carpes commencent à bouger. Entre avril et mai, elles se regroupent dans les anses abritées, partout où l'eau se réchauffe un peu plus vite qu'ailleurs. En quelques semaines, elles doivent reprendre leur poids de forme avant la reproduction.
L'été, pour cause de fortes chaleurs, l'eau perd chaque jour un peu plus d'oxygène et les carpes ne se nourrissent plus que la nuit. Dès le début de l'automne, les premières pluies relancent leur activité alimentaire. Elles doivent se constituer des réserves avant les premières gelés. Et puis, vient l'hiver et le cycle recommence !

Les meilleurs postes
Le choix du poste n'est pas toujours facile en étang, pour les localiser il convient de tenir compte des saisons.
Le printemps est incontestablement la meilleure saison pour la pêche de la carpe en étang. Le bon poste à cette époque ressemble trois paramètres : un haut fond recouvert d'herbiers aquatiques et situé près des berges où la profondeur est moins importante qu'ailleurs dans le plan d'eau, entre 1 et 2 mètres. Ce haut fond doit se trouver dans une zone ensoleillée, à l'abri des vents froids de l'Est et du Nord. Il est conseillé de se tenir loin de tout bruit et de choisir l'un des endroits les plus calmes du plan d'eau.
En été, les zones les plus profondes, situées proche de la digue, sont les plus productives. Les arrivées de ruisseaux et toutes les berges encombrées et ombragées sont également à explorer. En automne, c'est à l'abri du vent qu'il faut chercher les bons postes tels que les bras ou la queue de l'étang.
En hiver, les carpes occupent à nouveau les secteurs les plus profonds de l'étang, fosses en pleine eau ou zones proches de la retenue, car l'eau y est la plus chaude.
La bonne stratégie d'amorçage
Dans l'impossibilité de trouver des postes caractéristiques à carpes, l'amorçage d'accoutumance quelques jours d'avance est indispensable afin d'habituer progressivement les carpes à venir se nourrir sur un poste précis. Il convient de lancer 20 à 30 bouillettes ou 2 kg de maïs chaque jour, pendant les trois jours précédant la partie de pêche.
Si le poste où les carpes sont visiblement en activité est clairement identifié, l'amorçage en cours de pêche suffit. Pour amorcer au maïs, il faut prévoir une quantité de 4 à 5 kg par journée de pêche et 2 kg par jour d'accoutumance. Quant aux bouillettes, 1 kg par journée de pêche suffit, auquel il faut rajouter 200 à 300 g par journée d'amorçage.
Cette stratégie est valable à la belle saison, au printemps et en été. En revanche en hiver, l'amorçage doit être réduit et constitué de produits peu caloriques et de digestion facile. Il est impératif que les graines soient très bien cuites et les bouillettes pauvres en protéines. L'amorçage de proximité au fil soluble, réalisé au c½ur des fosses et autres postes hivernaux, est le mieux adapté.

Les montages adaptés
En règle générale, en étang les fonds sont vaseux et souvent tapissés de végétation aquatique. Particulièrement intéressants pour les carpes car très riches en nourriture de toute sorte (larves d'insectes, végétaux, déchets divers), ces postes ne sont pas pour autant faciles à pêcher, la principale difficulté réside dans la présentation de l'appât qui ne doit en aucun cas s'enfoncer dans la vase, mais demeurer toujours bien visible au dessus du fond. D'où l'obligation d'utiliser des montages flottants ou décollés.
A la différence du lac, en étang il n'est pas nécessaire de pêcher ni très loin, ni très lourd, un poids de plombée de 70 à 80 g suffit largement. Dans le cas d'eschage avec des bouillettes flottantes, il convient de renforcer leur flottabilité en installant en premier sur le cheveu, une perle en mousse flottante ou une bille de polystyrène. En revanche, avec le maïs, l'eschage s'effectue de façon à enfiler sur le cheveu par ordre un grain de maïs, un petit cube de mousse ou de liège, un grain de maïs, un petit cube de mousse ou de liège et ainsi de suite.

II/Carpe en lacs
De part une très belle population de grosses carpes, les lacs français font rêver les carpistes d'Europe entière. Mais la pêche y est souvent très délicate, car il est très difficile dans ces grandes étendues de localiser les poissons!
Plus qu'ailleurs, en lac le sens de l'observation et la connaissance des m½urs et habitudes alimentaires des carpes sont primordiales. Comment sinon les retrouver dans cette petite mer intérieure qui dans la majorité des cas n'offre au pêcheur aucun point de repère ?
De plus, d'autres paramètres rendent la tache encore plus difficile comme la présence fréquente du vent, les fonds très importants, les variations du niveau d'eau ainsi que de la température entre les différentes couches d'eau...
Dans ces conditions, les carpes se déplacent beaucoup et souvent. En fonction des saisons mais aussi de leurs besoins alimentaires ou pour cause de reproduction, elles sont capables de parcourir des distances impressionnantes pour retrouver des secteurs favorables.

Chaque lac est un cas spécifique
Les tenues des carpes varient d'un lac à l'autre. Dans certains, encaissés et sinueux, les berges sont souvent abruptes. La profondeur y est importante et les fonds, souvent sans aucun aménagement mais le résultat du déboisement, peu riches en nourriture. Il n'est pas rare en ces lieux qu'une partie importante du lac soit complètement délaissée par les carpes, tandis qu'elles vont littéralement coloniser d'autres secteurs peu profonds, les criques, îles, hauts-fonds...
D'autres lacs se présentent en forme de grandes cuvettes noyées. Les berges en pente douce sont propices à l'apparition d'herbiers et autres plantes aquatiques, source de nourriture abondante. Dans ce type de lac, les carpes passent au peigne fin ces prairies aquatiques et parcourent inlassablement toujours le même itinéraire.
Dans tous les cas, il s'avère utile de prévoir au minimum une demi journée pour réaliser un sérieux repérage des lieux, du bord pour se familiariser avec les berges, mais aussi en barque, équipé d'un échosondeur, pour découvrir la topographie du lac.

Les valeurs sûres
Les reculées et tous les secteurs peu profonds attirent les carpes en toute saison mais tout particulièrement au printemps car c'est en ces lieux que naît la première végétation aquatique et avec elle des larves et insectes, base de leur alimentation.
Les hauts fonds et les îles sont des postes de tout premier ordre. Plus proches de la surface et donc de la lumière, ils sont souvent tapissés d'herbier où les carpes viennent fouiller, tandis que la proximité immédiate des grands fonds leur permet en cas de danger de s'enfuir rapidement.
Les obstacles subaquatiques comme les arbres noyés, racines, roches... sont d'excellents refuges pour les carpes, mais elles y trouvent aussi de quoi s'alimenter, des vers, larves, coquillages...
Les arrivées d'eau sont une source inépuisable de nourriture qui en plus apportent de l'oxygène, très apprécié des carpes pendant la période des grandes chaleurs.

La stratégie d'amorçage
Dans des endroits peu pêchés, il ne faut pas hésiter à amorcer en grande quantité, à condition que les carpes y soient nombreuses. Peu habituées à cette nourriture abondante, elles vont vite coloniser le coup.
En revanche, dans des lacs avec une importante pression de pêche, il faut savoir patienter suffisamment longtemps pour que les carpes très méfiantes, s'installent sur le coup en toute sécurité.
Dans les deux cas, la stratégie la plus payante consiste à réaliser un tapis de graines afin de rassembler tout d'abord les petits poissons blancs qui de part leur intense activité, vont attirer les carpes. Dans les eaux surpêchées, il peut être intéressant de mélanger avec les graines des pellets qui auront le rôle d'attractant grâce à leur pouvoir de diffusion très puissant et extrêmement rapide.

Les bons montages
C'est la distance de pêche ainsi que le type de fond qui influent principalement sur le choix du montage. Lorsque l'on pêche proche du bord, dans des zones peu profondes, comme c'est souvent le cas au printemps, pas besoin de montages sophistiques, les classiques auto-ferrants font tout à fait l'affaire. Il suffit seulement d'adapter la forme du plomb à la nature du sol, dur, herbeux...
Le reste de l'année, il est souvent indispensable d'aller chercher les carpes loin des bordures, sur des hauts fonds, proches des îles ou dans des fosses. Dans ce cas-là, seul le montage hélicoptère permet d'expédier l'appât à grande distance sans risque d'emmêlement lors du lancer. Le rajout d'une tête de ligne évite la rupture lors des lancers appuyés, permettant même avec une forte plombée d'utiliser au mieux le nerf de la canne qui doit être puissante, au moins 3 lbs pour une longueur d'environ 13 pieds.

III/Carpe en canal
Des postes soigneusement choisis, un matériel léger et un amorçage parcimonieux : pour séduire la carpe en canal, il faut faire preuve de finesse et d'économie !
Le choix du poste représente souvent en ces lieux une énigme pour le néophyte. Pourtant la règle est simple : il convient de s'installer partout où la monotonie est rompue, celle des berges comme celle du fond. Toutes les zones de large réservées aux man½uvres des péniches sont très intéressantes mais aussi tous les secteurs de palplanches, les cassures de rives, proximité de la végétation, lieux de communication, l'intérieur des virages où le dépôt de vase est plus important...
Il ne faut pas négliger non plus la banquette proche des berges et toutes les zones peu profondes où les nénuphars, joncs, châtaignes d'eau et autres plantes aquatiques concentrent les insectes. Pour finir, citons les ports, les quais de chargement, les silos, les postes régulièrement amorcés par les pêcheurs au coup et tout autre endroit où la nourriture abonde.

Un amorçage au compte-gouttes
Distinguons deux hypothèses. Les brèmes, les poissons chats et autres poissons blancs sont très nombreux. Dans ce cas-là, les bouillettes s'imposent. Il est impératif qu'elles soient suffisamment dures et de fort diamètre, 22-24 mm, pour décourager les poissons parasites. Si le lieu est peu pêché, le mieux est de distribuer à la volée les jours précédant la partie de pêche quelques dizaines d'appâts. Le jour J, il suffit d'employer un fil soluble esché de 5 à 6 bouillettes.
La seconde hypothèse : les indésirables cités précédemment sont peu présents. Dans cette situation, les graines cuites donnent d'excellents résultats. Mais dans les deux cas, il est inutile de réaliser de longs amorçages d'accoutumance, une à deux journées suffisent !

Les montages adaptés
Sur les fonds relativement durs, c'est le montage classique auto-ferrant qui convient le mieux. Mais attention, il est primordial de pêcher lourd même si l'on pêche très près ! 80 à 100 grammes sont indispensables pour pouvoir assurer une parfaite inertie et pouvoir correctement piquer la carpe.
Si par contre le fond est très vaseux, il vaut mieux privilégier un montage coulissant, très léger et esché d'une bouillette flottante. Avec ce système, il est fréquent d'omettre de ferrer. Le geste doit être ample et surtout intervenir rapidement dans les premières secondes suivant la touche. Quel que soit le montage, le bas de ligne est toujours court, de 15 à 20 cm, pour qu'au moindre mouvement la carpe se pique tout de suite.

Un matériel minimaliste
Disposer en canal de quatre cannes à pêche ne veut pas dire attraper quatre fois plus de carpes, bien au contraire ! Chaque lancer risque de trahir la présence du pêcheur. La principale qualité en ces lieux est la capacité à faire ½uvre de discrétion. Pour cette raison, il est conseillé d'utiliser uniquement une à deux cannes à pêche. Le plus important est qu'elles apportent un maximum de plaisir et de sensations pendant le combat.
Il convient donc de choisir si possible des cannes courtes, 3,60 m, car ici pas besoin de pêcher loin, et de faible puissance, 2 ½ lb, 2 ¾ lb maximum. Pour compléter harmonieusement l'ensemble, les moulinets sont garnis de 150 m de Nylon plutôt fin, d'un diamètre de 26 à 28/100.

Il faut bouger avec les carpes !
En canal, les départs sont souvent furtifs et les grandes fuites en avant rares. La carpe se dérobe sur le côté en suivant la berge. Il convient de rester à proximité des cannes pour réagir promptement.
Un autre facteur déterminant est l'emploi d'un matériel minimum qui favorise la mobilité. Il ne faut pas hésiter à changer de poste si les touches se font trop attendre, car les carpes, elles, se déplacent beaucoup. L'amorçage préalable a pour but principal de les habituer à consommer les mêmes produits que ceux eschés à l'hameçon mais pas nécessairement à un endroit précis.
Il est également souhaitable de s'installer en retrait de la berge parce qu'à la moindre vibration transmise par le sol, la carpe déserte définitivement le lieu !

IV/Carpe en rivières
L'automne est la meilleure époque de l'année pour pêcher la carpe en rivière. Car très active, elle se nourrit beaucoup, digère très vite et parcourt de grandes distances en quête de nourriture...
C'est dans les eaux courantes, où à cause du brassage de l'eau la température baisse en premier, que les carpes ressentent la nécessité de se constituer des réserves de graisse avant l'hiver.
Les mois d'été, le niveau des cours d'eau est en général au plus bas et les eaux surchauffées, les carpes s'alimentent peu se limitant le plus souvent à une faible activité nocturne...
Mais les premières semaines de l'automne sont un vrai bonheur pour carpes et carpistes. C'est véritablement un moment à ne pas manquer ! Car très vite les pluies, les crues, les feuilles et les herbiers en décomposition rendront la pêche en rivière très aléatoire !

Le bon endroit
Il convient d'intercepter les carpes sur leurs points de passage entre leurs zones de repos et celles d'alimentation... Le plus difficile sera de les retenir durablement. Il est impératif de ne pas se laisser aller à la facilité en croyant qu'il suffit de s'installer n'importe où. Comme toujours, le choix du poste est primordial et demande une sérieuse reconnaissance avant la décision finale.
Heureusement pour nous, les carpes trahissent leur présence tôt le matin et tard le soir par de nombreux marsouinages et quelques sauts. C'est dans les endroits où le courant est lent, dans les virages, entre fosses et hauts fonds, dans tous les secteurs de dépôt d'alluvions, qu'elles viennent naturellement se nourrir.

La stratégie
Une accoutumance journalière débutant le lundi et aboutissant sur deux jours de pêche le week-end suivant, est le scénario idéal.
La stratégie d'amorçage doit tenir compte du fait qu'en cette période tous les poissons blancs, barbeaux, brèmes, chevaines... sont eux aussi très actifs. Il convient de regrouper un maximum d'espèces de toute taille et de les conserver le plus longtemps possible sur la zone amorcée ce qui inévitablement aura pour conséquence d'attirer les carpes. Le fait que bon nombre d'autres poissons blancs soit présent semble diminuer leur méfiance.
Mais pour que tout ce monde cohabite, la surface amorcée doit être suffisamment vaste, 30 à 40 m² minimum et les produits utilisés d'une taille consommable par tous. Pour finir, une partie importante de l'amorce sera distribuée sur deux chemins d'amorçage d'une longueur d'environ 10 m, un de chaque côté de la zone principale.

Les produits
Pour l'amorçage, l'idéal est d'utiliser un mélange de graines diverses, maïs, blé, chènevis, orge... Ceux qui disposent d'une embarcation, peuvent les distribuer à la volée. Sinon, il faut réaliser de petites boules à propulser à la fronde, en les agglomérant les unes aux autres avec du PV1, bien connu des pêcheurs au coup pour ses propriétés collantes et sucrées.
Il convient de rajouter à l'eau du trempage des graines le même parfum que celui des bouillettes utilisées. La banane, la pêche ou la menthe donnent de très bons résultats. Quant aux bouillettes, elles sont d'un seul parfum et de couleur claire, jaune ou brune, proche de celle du mais, d'un diamètre compris entre 16 et 25 mm.
Les jours de pêche, il s'agit de sélectionner les prises. Pour ce faire les montages sont uniquement eschés de bouillettes. Dans des conditions de densité de carpes normales, les bouillettes utilisées sont de fort diamètre, 22-25 mm. Pour éviter les tirées intempestives de poissons parasites, il faut privilégier celles particulièrement sèches et dures.

Le plan d'accoutumance
Les premiers jours d'amorçage sont cruciaux. Si l'endroit choisi est autorisé à la pêche de nuit, il est conseillé d'amorcer chaque soir. Sinon si la pêche est pratiquée uniquement de jour, il est judicieux d'habituer les poissons à venir s'alimenter la journée en réalisant l'amorçage d'accoutumance tôt le matin.
Les quantités données correspondent à une rivière moyenne. Il est tout à fait possible, en gardant les mêmes proportions, de les diminuer de 50% pour les petites rivières ou tout simplement de les doubler pour les fleuves.
Si l'on dispose uniquement de trois à quatre jours, il convient de débuter la campagne d'amorçage en supprimant les premiers jours.
-1er jour
2 kg de graines à oiseaux
2 kg de maïs
-2ème jour
4 kg de graines à oiseaux
4 kg de maïs
-3ème jour
6 kg de graines à oiseaux
6 kg de maïs
200 bouillettes
-4ème jour
4 kg de graines à oiseaux
4 kg de maïs
300 bouillettes
-5ème jour
2 kg de graines à oiseaux
2 kg de maïs
400 bouillettes
-6ème et 7ème jour : pêche
200 bouillettes le matin
100 bouillettes en rappel après chaque prise.

V/Choix du poste
Les postes à carpes évoluent au fil des saisons et se situent selon les cas sur un point de passage ou sur un site qui peut leur offrir le gîte et le couvert.
Les saisons ainsi que la température de l'eau ont une importance primordiale sur le comportement et les déplacements des carpes.
Après plusieurs mois d'hiver passés dans une eau froide et se nourrissant peu, elles ont besoin de reconstituer leurs réserves.
Dès les premiers signes du printemps, regroupées en petites bandes, elles reprennent un itinéraire journalier qui les amène partout où la nourriture est abondante. Ensuite, plus l'eau se réchauffe, plus les carpes se rapprochent de leurs zones de fraye, parmi la végétation subaquatique, dans de faibles hauteurs d'eau. L'été, à cause de la chute des teneurs en oxygène, elles ralentissent leur activité et rejoignent les fosses.
En automne, elles redeviennent plus actives et mettent les bouchés doubles afin de pouvoir affronter les rigueurs de l'hiver.

Des sauts et des bulles
Vous trouverez les carpes là où elles cherchent leur nourriture, essentiellement des larves d'insectes qu'elles trouvent en fouillant le fond.
Elles trahissent souvent leur présence par des sauts qu'elles effectuent hors de l'eau, généralement à l'aube et au crépuscule. Parfois il s'agit de simples marsouinages, plus discrets certes, mais tout aussi révélateurs.
Vous pouvez également localiser les carpes par un chapelet de fines bulles qu'elles font monter vers la surface, très souvent accompagné d'un second quelques dizaines de centimètres plus loin. En effet, les carpes se servent à la fois de leur bouche et de leur queue pour décoller du fond insectes et larves. Elles sont capables de prospecter le sédiment sur une hauteur d'une vingtaine de centimètres.

Postes en rivière
En eaux courantes, les postes à carpes doivent impérativement réunir trois paramètres.
Ils doivent se situer dans une zone où le courant est plus lent qu'ailleurs pour favoriser les dépôts d'alluvions sur le fond.
Leur profondeur doit être comprise entre 1,50 et 2,50, car c'est uniquement dans ces zones peu profondes que la luminosité et la température de l'eau permettent à la végétation aquatique de se développer.
Pour finir, la nourriture doit y être abondante, une forte densité d'insectes aquatique se trouvant à proximité des herbiers, nénuphars, arbres surplombant la rive... Pendant les grandes pluies automnales ainsi qu'au c½ur de l'hiver, les carpes trouvent refuge dans les zones abritées du courant et dans les fosses. Entre avril et juin, elles n'hésitent pas à s'aventurer dans quelques centimètres d'eau dans les bras morts, darses et reculées pour s'y reproduire.

Postes en eau close
En début de saison un haut-fond situé près des berges, est un poste de tout premier ordre car la profondeur y est moins importante qu'ailleurs, entre 1 et 2 m. Si de plus, il se trouve dans une zone ensoleillée et à l'abri des vents froids de l'Est et du Nord, sans aucune hésitation, prenez possession des lieux ! Pendant les grandes chaleurs estivales ainsi que durant tout l'hiver, les carpes passent le plus clair de leur temps dans des fosses profondes. Elles ne s'en éloignent que pendant quelques heures (l'été uniquement la nuit, l'hiver très souvent de 10 h à 16 h), pour prospecter la périphérie de celles-ci à la recherche de nourriture.

VI/Plombs
Devant la prolifération du matériel de pêche, certains pêcheurs se posent la question : est-ce bien raisonnable ? En ce qui concerne les nombreux plombs à carpe, la réponse est oui ! Car il existe une grande diversité de situations auxquelles le pêcheur moderne doit faire face.
Avant l'arrivée de la pêche moderne de la carpe, les plombs étaient uniquement destinés à entraîner le montage à la distance choisie ainsi qu'à assurer la stabilité de la ligne sur le fond. C'est toujours vrai, mais aujourd'hui les plombs à carpe doivent remplir d'autres fonctions. Ils doivent permettre à la carpe, grâce à leur inertie, de se piquer seule, on parle généralement de montages auto-ferrants. Mais aussi atteindre des distances de pêches très importantes, dépassant souvent les 100 m. Ils doivent s'adapter parfaitement à chaque nature de sol, propulser la ligne avec précision même les jours de grand vent... Ils doivent aussi être discrets car les carpes bénéficiant du nokill sont de plus en plus méfiantes !
Pour compliquer le tout, à chaque puissance de canne correspond un poids de plomb idéal permettant d'utiliser au mieux les propriétés mécaniques de la canne et d'exploiter au maximum son nerf. Si l'on sous-plombe ou à l'inverse, si l'on sur-plombe la ligne, le résultat est identique : la distance maximum ne sera pas atteinte. De plus, en cas d'utilisation d'un lest trop important, on risque à la longue d'endommager le matériel.

La forme et le poids
Il existe une dizaine de formes de plombs. Certains sont très aérodynamiques et permettent d'atteindre de grandes distances comme le plomb missile. D'autres sont très stables sur le fond même dans les courants soutenus, tel le plomb montre.
Certains plombs ont été conçus pour obtenir un auto-ferrage maximum même à très grande distance. Ils sont le plus souvent déposés en barque et non pas lancés à l'aide de la canne. Il s'agit entre autres du plomb boulet. La plus grande précision est obtenue avec un quadripal qui muni de ses quatre ailettes, plane littéralement.
Le poids du plomb dépend de trois paramètres : le type de montage utilisé, la distance à atteindre et la puissance de la canne. Les poids moyens s'étalent entre 50 et 100 grammes. Il est très rare d'avoir recours à des plombs d'un poids inférieur. Avoir besoin de dépasser un poids de 100 g est marginal et peu de cannes supportent un tel effort répété !

Le type de fond
Selon leur nature, on distingue en règle générale trois type de fonds : dur, vaseux et herbeux. Les fonds durs composés de roches, galets ou sable impliquent l'emploi de plombs poire, boulet, montre...
A l'opposé, les fonds peu stables, constitués de limon ou de vase, obligent à utiliser des modèles ayant une grande surface portante afin d'éviter qu'ils s'y enfoncent profondément. Le quadripal ainsi que le plomb moule y font merveille.
Pour les zones tapissées d'herbes, le plomb trilobé apporte plusieurs avantages. Tout d'abord, grâce à sa forme, il descend lentement, mais surtout en ramenant la ligne, il est le seul à remonter aussi rapidement proche de la surface lors des premiers mètres de récupération. Il évite ainsi bon nombre d'accrochages et permet de relancer sans pour autant avoir préalablement perturbé la quiétude des poissons présents sur le coup.

La distance et la précision
Quand on parle de distance de pêche, la première chose qui vient à l'esprit est le poids du plomb. Mais à poids égal, c'est la forme et donc le modèle choisi qui permettent dans certains cas de gagner les 15 à 20 derniers mètres. Le plomb missile porte bien son nom, mais d'autres tels que le plomb tube, le Stealth ainsi que le quadripal, sont parmi les plus performants.
La précision quant à elle est forcément liée à la distance car il est bien difficile d'atteindre 100 mètres et de tomber à chaque fois dans la zone amorcée. Les plombs de type trilobé ou quadripal s'avèrent les plus précis car les plus stables en vol. Le missile, le Stealth, le tube... deviennent utilisables pour peu qu'ils soient installés sur des montages hélicoptère.
La forme du plomb n'est pas le seul paramètre qui influe sur la précision des lancers, mais également la puissance de la canne, la précision des gestes, la longueur de la bannière, la présence ou non de points de repère...

Le camouflage
Le roi du camouflage est incontestablement le plomb moule qui de part sa forme et sa couleur, rappelle le mollusque si présent dans nos eaux. Mais ce n'est pas seulement sa forme qui peut rendre un plomb discret ! Tous les plombs peuvent également passer inaperçus si l'on les achète teintés.
Il est possible aussi de les peindre de différentes couleurs de façon à les intégrer le mieux possible au milieu naturel. Les verts conviennent pour les fonds herbeux, noirs pour les fonds vaseux, beiges pour les fonds rocheux...
Certains perfectionnistes vont même jusqu'à prélever un peu de sable du lieu où ils pratiquent. Après l'avoir séché et avoir enduit le plomb de colle, ils le recouvrent avec les grains de sable. Dans ce cas-là, le terme camouflage est vraiment justifié !

VII/Camouflage des plombs
Il faut s'y faire... dans les années qui viennent, les carpes seront de plus en plus méfiantes. Alors dès maintenant, prenons la bonne habitude de camoufler nos montages !
C'est dans des conditions bien précises que le camouflage des plombs est devenu indispensable si l'on veut espérer tromper des poissons éduqués.
Tous d'abord sur des fonds durs ou des fonds clairs, la plombée attire trop l'attention par sa couleur. C'est également vrai sur des zones peu profondes où les rayons lumineux mettent en relief tous les détails du fond.
Mais quand tous ces paramètres se trouvent dans un lac ou un étang aux eaux limpides, aucun doute, il est indispensable de rendre les plombs les plus discrets possibles.
Il convient de prélever sur le lieu de pêche une petite quantité de sable ou de petits graviers qui devront être secs pour adhérer parfaitement à la couche de vernis épais, incolore et inodore, préalablement appliqué aux plombs.
Attendre 24 h avant l'utilisation de ces plombs, après les avoir copieusement recouverts de petits granulats sur toutes leurs faces.
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# Posté le samedi 03 février 2007 14:01

Modifié le samedi 03 février 2007 16:08

Techniques (suite)...

VIII/Carpe à la bouillette
Les bouillettes permettent de vous adapter aux conditions de pêche en influant sur leur valeur nutritive, leur taille, leur couleur, leur composition, leur arôme...

Utilise-t-on les mêmes bouillettes pour amorcer et pour escher ? Non ! C'est à vous d'adapter les bouillettes aux conditions de pêche. Tout d'abord dans la composition du mix qui doit être plus riche en été qu'en hiver. Il vous faut donc éviter dans les eaux froides d'utiliser des bouillettes riches en protéines animales, trop difficiles à digérer pour la carpe.
Vous devez également tenir compte des quantités et les adapter au délai de digestion de la carpe. Sur un même poste où cent bouillettes seront distribuées par jour en été, une vingtaine sera largement suffisante au c½ur de l'hiver.

Utilise-t-on les mêmes bouillettes pour amorcer et pour escher ?
Oui et non ! Il est possible de réaliser des captures régulières dans des lieux pas trop pêchés en utilisant les mêmes bouillettes pour l'amorçage que pour l'eschage. Mais il est beaucoup plus fréquent d'avoir recours aux bouillettes d'arôme et de couleur identiques mais de plus petite taille : 16 ou 18 mm pour amorcer, 22 ou 24 mm pour le montage. Pour rendre ces dernières plus attractives, il est conseillé avant l'utilisation, de les faire tremper pendant plusieurs semaines dans une huile de trempage d'un même parfum.

Est-ce que la taille de la bouillette influence sur celle de la capture ?
Oui ! Car une petite carpe ou un autre cyprinidé comme la brème ou le chevaine ne pourra pas absorber de très grosses bouillettes de 28 à 30 mm. En revanche, il est tout à fait possible et même fréquent d'attraper de très grosses carpes dépassant les 20 kilos avec de très petites bouillettes, 14 ou 16 mm. Donc, si la zone pêchée est riche en carpeaux et en poissons blancs, en utilisant les bouillettes de fort diamètre, vous parviendrez à sélectionner vos prises.

Peut-on conserver longtemps ses bouillettes ?
Oui ! Celles du commerce contiennent le plus souvent un conservateur leur permettant de garder tout leur pouvoir attractif plusieurs mois, de 6 mois à 1 an. Si vous les réalisez vous-même, après un parfait séchage dans un endroit sec, à l'air libre, aucun problème de conservation pour plusieurs semaines. Si par contre vous souhaitez les conserver plus longtemps, n'hésitez pas à les congeler, après leur séchage, dans des sacs étanches après avoir pris la précaution d'indiquer à l'intérieur du sac la date de fabrication ainsi que tous les détails de leur composition.

Les bouillettes, sont-elles obligatoirement sucrées ?
Non ! Elles peuvent être salées, épicées, amères... Les inconditionnels de la fabrication artisanale de bouillettes sont convaincus que pour lutter contre l'éducation des carpes surpêchées, il faut obligatoirement leur proposer des associations d'arômes nouveaux et originaux. Mais attention, des bouillettes surdosées peuvent devenir répulsives ! Il est donc prudent de faire des tests sur des petites quantités de bouillettes.

IX/Carpe au mais
Le maïs a tout pour plaire : il est nourrissant et digeste pour les carpes et économique et facile d'emploi pour les pêcheurs !

Est-ce que le maïs permet d'attraper de grosses carpes ?
Oui ! Il n'y a aucun rapport entre la taille de l'appât et celle de poisson attrapé. Des carpes de plusieurs dizaines de kilos continuent, comme dans leurs premières années, à se nourrir de minuscules invertébrés comme les vers de vase.
Il est important que le maïs soit très bien cuit afin d'être digéré très rapidement par les grosses carpes, car plus vite elles digèrent, plus vite elles reviennent s'alimenter à nouveau ! Mais attention aux quantités, ces gros poissons de 15, 20 kilos et plus, peuvent consommer plusieurs kilos de maïs !

Peut-on panacher le maïs avec d'autres graines ou bouillettes ?
Oui, bien sûr ! Il est préférable en ce qui concerne l'association de maïs et de bouillettes de prévoir lors du trempage, d'incorporer dans l'eau 5 à 10 % d'arôme, identique à celui des bouillettes utilisées. Quant aux graines, celle qui se prête le mieux est incontestablement le chènevis, à condition d'être cuit en même temps que le maïs !

Est-il possible de personnaliser son amorçage ?
Oui ! La meilleure façon est d'y incorporer un sweetner ou tout simplement du miel. Mais vous pouvez également rajouter dans l'eau de trempage, avant la cuisson, un colorant d'une couleur encore une fois identique à celle des bouillettes, qui permettra de déjouer la méfiance de certaines carpes.

Peut-on pêcher sans amorçage préalable ?
Oui ! Mais les résultats s'en ressentent ! Si vous n'avez pas le temps de préparer votre coup à l'avance, un truc consiste à vous installer à proximité des zones fréquentées régulièrement par les pêcheurs au coup.
Dans presque toutes les amorces du commerce, le maïs est présent sous forme de farine, semoule, pétale... et les carpes ont pour habitude de passer régulièrement nettoyer ces zones. Elles sont donc accoutumées à y rencontrer sous plusieurs formes le maïs !

Le maïs étant utilisé depuis très longtemps, est-ce que les carpes ne s'en méfient pas ?
Non ! Car le maïs est consommé par beaucoup d'autres poissons tels que brèmes, chevaines, tanches et compagnie. La concurrence alimentaire incite les carpes à réagir rapidement lorsqu'elles trouvent une nourriture facile et abondante. Le maïs leur rappelle à coup sûr plus de bons souvenirs que de mauvais !

X/En hiver
En hiver, la capture d'une carpe n'est jamais due au hasard mais le résultat d'une stratégie longuement réfléchie et d'une session soigneusement préparée !
Dans les eaux froides, la carpe ralentit considérablement son activité. Tout d'abord parce que le temps de digestion est en règle générale trois fois plus long qu'en été, en conséquence elle se nourrit trois fois moins, mais aussi parce que tout simplement il y a beaucoup moins de nourriture disponible dans l'eau. Et comme elle s'alimente peu et moins fréquemment, hors de question pour elle d'entreprendre de grands itinéraires comme elle le fait à la belle saison à la recherche de nourriture. A cette époque de l'année, chaque calorie doit être transformée en énergie et il ne s'agit pas de gaspiller ses forces !
Dans ces conditions difficiles, la pêche de la carpe devient véritablement un art. Le carpiste doit parfaitement connaître ce poisson, ses m½urs spécifiques ainsi que ses postes, il doit savoir choisir les bons produits et savamment doser l'amorçage, il doit être patient et croire fortement en sa stratégie !

Les bons postes
En règle générale, les postes productifs en automne le sont également en hiver tels que les arbres morts immergés en rivière ou les secteurs profonds proche des arrivées d'eau et les hauts fonds en lac. Pour ceux qui se lancent à l'aventure, plutôt qu'un lac, il vaut mieux choisir un étang, une sablière ou un plan d'eau d'une taille moyenne inférieure à 50 ha, et d'une profondeur d'une dizaine de mètres maximum.
Avant de se mettre en action, il est conseillé de bien étudier le lieu de pêche avec un sondage détaillé ou à l'aide d'un échosondeur là où il est autorisé. Ce dernier permettra en plus d'identifier le type de fond, de détecter d'éventuels d'herbiers, toujours appréciés des carpes et évidemment la présence de poissons. Une fois le poste choisi, la patience s'impose. Ce n'est qu'après de longues heures de pêche infructueuse qu'il convient d'envisager de se déplacer.

L'amorçage au compte-gouttes
Lorsque l'on pratique sur des eaux très pêchées, même au c½ur de l'hiver les carpes trouvent de quoi s'alimenter et par conséquent sont beaucoup plus actives que dans les lieux non pêchés où elles s'économisent durant toute la période où la nourriture se fait rare. La stratégie d'amorçage dépend donc principalement de la pression de pêche.
Sur un lieu régulièrement pêché, l'amorçage avec des graines comme le pois d'érable mais surtout le maïs très cuit, donne de très bons résultats. Même s'il est difficile à propulser sur le coup, sa cuisson extrême facilitera la digestion. Attention aux quantités : quelques centaines de grammes, de 300 à 500, le premier jour doit permettre de réveiller l'appétit des poissons présents sur les lieux.
Sur une zone où aucun carpiste n'a tendu ses lignes depuis plusieurs semaines, il convient de se limiter à un amorçage au fil soluble et d'attendre les premières touches avant de rappeler avec quelques bouillettes et quelques poignées de graines. Cet amorçage doit s'effectuer uniquement après avoir acquis la certitude que le poste est occupé par des poissons mordeurs.

Des esches pauvres
Pour improviser une session de quelques heures, rien de tel que des graines comme le maïs pour à la fois amorcer et escher le montage. En revanche, pour une session plus longue, seules les bouillettes permettent de sélectionner et surtout d'intéresser durablement des carpes de toutes tailles.
Il est impératif d'écarter durant l'hiver et d'une façon générale dès que la température de l'eau descend au dessous de 8°C, toutes les bouillettes à base de protéines animales. En effet, le métabolisme de la carpe travaillant au ralentit, elle ne parvient pas à les digérer correctement. Il vaut mieux utiliser des mix à base de glucides ou des graines.
Il convient bien entendu de réaliser des bouillettes équilibrées mais surtout de diminuer d'une façon importante leur taille. Un diamètre de 14 mm, permet pour une quantité donnée, 500 g par exemple, de doubler le nombre de bouillettes par rapport à un diamètre 20. Cette relative grande quantité de petites bouillettes les rendra à la fois plus digestes, tout en contraignant la carpe à rester beaucoup plus longtemps sur le coup avant de se remplir l'estomac.

Un montage discret
Un montage fin et discret tel le montage de fuite, est la règle en hiver car il rend possible, à condition d'utiliser un bas de ligne court, de piquer la carpe lors de la moindre tentative d'engamage.
Un hameçon très léger de type SB 400 de Star Baits, esché d'une bouillette normale et d'une flottante, les deux d'un diamètre de 18 mm, complète le montage.
L'association de ces deux bouillettes de taille moyenne, d'un hameçon léger et d'une tresse extrêmement souple, permet à la carpe de se saisir de l'appât sans aucun effort particulier. La présence de quelques bouillettes d'amorçage montées sur un fil soluble, de même diamètre que celles servant d'appât, déjoue sa méfiance.

XI/Au prinptemps
La carpe au printemps reprend un itinéraire journalier qui l'amène partout où la nourriture est abondante, en général sur les hauts-fonds...
Les hauts-fonds sont des endroits d'un plan d'eau, étang ou lac, où la profondeur est moins importante qu'ailleurs, généralement entre 1,50 m et 2,50 m. C'est dans ces zones peu profondes où la chaleur du soleil permet le développement de la végétation aquatique et le regroupement de tous les insectes qui s'y réfugient, que les carpes, regroupées en petits groupes, viennent s'alimenter au printemps.
Les lignes doivent être placées à une extrémité du haut-fond, du côté le plus profond du plan d'eau où la carpe s'enfuit en cas de danger.

Les bons postes
Le haut-fond doit se trouver dans une zone ensoleillée, à l'abri des vents froids de l'Est et du Nord car ils font baisser brutalement la température de l'eau et l'activité des carpe s'affaiblit. Mais ce haut-fond doit également se trouver dans l'endroit le plus calme du plan d'eau, éloigné de toute source de bruit.
Repérer un haut-fond dans un étang n'est pas forcément évident. Mais voici quelques indices pour vous en sortir. Plus l'eau est profonde, plus la couleur est foncée. A l'inverse, moins il y de fond, plus l'eau est claire. Vous pouvez aussi repérer les herbiers qui affleurent à la surface de l'eau ou tous les mouvements de carpes, bulles, sauts ou marsouinages.

XII/Prinptemps des belles
Pour profiter pleinement des carpes de printemps, restez mobile et misez sur la diversité...
A cette époque les carpes sont en mouvement permanent. Des groupes importants se constituent et se déplacent en fonction des conditions météo. Il suffit d'une légère chute des températures pour qu'elles partent s'alimenter dans le profond. Quelques heures de soleil et les voilà revenues dans moins d'un mètre d'eau... Même quand les conditions sont stables, elles passent partout où elles savent que la nourriture est disponible.
Dans ces conditions, il est indispensable de quadriller le poste en disposant chaque ligne dans une direction et à une distance différente. Il ne faut pas chercher à détourner les carpes de leur route, mais au contraire, il convient d'installer les montages sur les endroits où elles viennent naturellement s'alimenter.

Les zones propices
Quand les carpes trahissent leur présence par des sauts, des marsouinages ou des chapelets de bulles éclatant en surface, pas de doute, c'est là qu'il faut s'installer. En l'absence de signes extérieurs, quatre zones sont à privilégier. Les secteurs encombrés d'obstacles pour peu que la hauteur d'eau y soit suffisante. Les abords de hauts-fonds mais toujours du côté le plus profond, là où les carpes pourront fuir rapidement en cas d'alerte. Les zones de dépôt où la vase est riche en chironomidés et larves diverses. Et pour finir, leur futures frayères, les pentes douces recouvertes d'herbiers aquatiques où les insectes pullulent.

Le montage de fuite
Ce montage, également appelé auto-ferrant, a été conçu afin de limiter le nombre de fausses touches, provoquées par certains poissons qui engament et recrachent rapidement l'appât. Le principe consiste à monter une plombée lourde, de 80 à 150 g voire plus, non coulissante. Son inertie offre une résistance immédiate dès la touche pour que l'hameçon se plante dans la bouche de la carpe.
Un anti-emmêleur souple d'une longueur d'une dizaine de centimètres est monté sur le fil issu du moulinet. Un plomb de type boulet, est accroché à l'agrafe de la perle potence fixe. A une extrémité du nylon est installé un émerillon baril tandis que l'autre reçoit le bas de ligne. Une butée maintient l'anti-emmêleur dans lequel entre une partie de l'émerillon. Sur ce type de montage, le bas de ligne est plutôt court afin de réduire les mouvements possibles de l'esche.

La stratégie d'amorçage
Pour une journée ou un week-end, pas le temps de réaliser un amorçage d'accoutumance ! Pas question non plus de regrouper les carpes en un point précis, ni d'attirer les petits poissons ! La seule solution est d'utiliser uniquement des bouillettes. L'amorçage de proximité est obtenu grâce à un chapelet réalisé à l'aide de fil soluble. Un amorçage diffus consiste à disperser une centaine d'appâts en début de partie de pêche.
C'est seulement après la première touche qu'une cinquantaine de bouillettes sont relancées sur l'ensemble de la zone. Plus les touches s'accélèrent, plus le rappel est important. N'hésitez pas à doubler les quantités quand « la troupe » arrive !

XIII/En été
La carpe s'adapte bien aux eaux chaudes et demeure très active durant tout l'été.
La luxuriante végétation aquatique qui à cette époque orne le bord des étangs et des rivières, offre à la carpe une nourriture riche et variée, insectes et larves aquatiques, mollusques, écrevisses, crustacés... C'est ce qui explique le long itinéraire qu'elle effectue chaque jour à la recherche de nourriture. Elle est attirée également par tous les postes régulièrement amorcés par les pêcheurs au coup, eux aussi très actifs en cette saison.
A cause d'un plancton très abondant qui empêche les rayons du soleil d'atteindre les couches profondes, l'été l'activité subaquatique se déroule principalement dans les premiers mètres sous la surface. Il n'est pas rare à cette époque d'apercevoir une carpe dans la pellicule. C'est d'ailleurs le seul moment de l'année où il devient possible de la pêcher à vue, certains la recherchent même à la mouche !

Les bons postes
Même si par rapport aux autres espèces, la carpe semble être moins sensible au manque d'oxygène dans l'eau durant l'été, elle aussi préfère les moments de fraîcheur tôt le matin et tard le soir aux heures les plus chaudes.
Dans la journée, elle flâne alors le long des berges abruptes à l'ombre des arbres surplombant la surface ou dans les secteurs recouverts de nénuphars.
En eau courante, elle va venir se rafraîchir également sous les chutes d'eau ou dans les zones dessous les barrages. En lac, elle va rechercher les reculées et les arrivées d'eau.

L'amorce et l'amorçage
S'il y a une période de l'année où la pêche de nuit se justifie pleinement c'est bien l'été. Il convient de réaliser un sérieux amorçage chaque soir deux heures avant le coucher du soleil, à base de bouillettes, de graines et de pellets.
Il est conseillé de préparer à l'avance plusieurs montages au fil soluble qu'il suffira, une fois la nuit venue, d'accrocher à la ligne soit après une prise soit s'il s'avère nécessaire de relancer.Si la partie de pêche est plutôt de courte durée et s'effectue uniquement la journée, il convient d'adopter une stratégie sensiblement différente. L'amorce est dans ce cas-là composée de farines spéciales gros poissons, de graines (maïs, chènevis et lupin) et de bouillettes cassées.
L'idéal est de débuter la pêche au début de l'après-midi en lançant sur le coup une quinzaine de boules d'amorce. S'il s'agit d'un poste situé sur un parcours de nuit, il est intéressant d'insister jusqu'à minuit. Sinon, selon la réglementation, il faut quitter le poste 30 minutes après le coucher du soleil. Dans les deux cas, il convient de réamorcer au moment du départ pour le lendemain avec une trentaine de boules.Les jours suivants, la pêche débute très tôt, 30 minutes avant le levé du jour. Inutile d'amorcer, il suffit de lancer les lignes avec des fils solubles sur les montages. Après 10h, la pêche s'avère peu fructueuse. Il vaut mieux consacrer la journée à d'autres activités et reprendre la pêche à 19 h avec un léger amorçage de quelques dizaines de bouillettes.

Les appâts
L'été, pas de problème de digestion pour la carpe ! Elle mange beaucoup et souvent car elle digère la nourriture très vite. Au niveau du choix des appâts, tout est possible, même les plus originaux !
Les graines comme le maïs et le lupin, sont très efficaces mais aussi les bouillettes dont la taille doit être adaptée aux poissons recherchés : 18-20 mm pour le tout-venant, 24-26 mm pour sélectionner les grosses ! Quant à l'arôme, le parfum pêche donne de très bons résultats.
Sur chaque canne peut être installé un montage avec un appât différent, par exemple une canne avec du maïs, une avec du lupin et deux avec des bouillettes.

Une pêche itinérante
La pêche peut s'effectuer de façon traditionnelle, en plombée ou de façon itinérante, à vue, lorsque les carpes se déplacent proche de la surface. Sans amorçage préalable, équipé d'un matériel léger, le pêcheur se déplace d'un poste à l'autre et dès qu'il repère une carpe, il lui présente l'appât à bonne distance malgré tout afin qu'il lui soit emmené par un cheminement naturel, poussée par le vent.Une bombette flottante ou un Buldo sert pour maintenir la ligne en surface. En ce qui concerne l'appât, il est obligatoirement flottant. Il peut s'agir d'une bouillette flottante qu'il convient d'escher sur l'hameçon à l'aide d'un élastique qu'il suffit de passer au centre de l'appât avec l'aiguille !
Mais un simple morceau de pain fait également l'affaire. Un petit truc pour le faire tenir à l'hameçon consiste à utiliser du pain dur dans lequel est pique l'hameçon, la pointe sortant franchement. Le pain est ensuite immobilisé par une dizaine d'enroulements de nylon fin, 10-12/100. En gonflant au contact de l'eau, le pain se retrouve emprisonné par le nylon.Des précautions particulières sont à prendre au niveau des appâts. Il convient de conserver les graines dans leur eau de cuisson mais attention à l'évaporation ! Les bouillettes quant à elles trouveront leur place dans un sac à larges mailles qui sera pendu si possible dans des branches à proximité afin d'éviter de faire le bonheur des rongeurs de tout poil. Une glacière pourra s'avérer utile pour des graines comme le chènevis qui peut tourner rapidement au soleil et devenir répulsif.

XIV/Pêche de nuit
Pour que la nuit soit douce et que le plaisir soit au rendez-vous, une vraie préparation s'impose !
Il est beaucoup plus aisé de s'installer confortablement la journée que d'arriver le soir au dernier moment. L'idéal est de débuter tôt le matin et d'enchaîner la nuit à une journée de pêche.
Il convient de choisir un endroit propice, suffisamment vaste, le plus dégagé possible et surtout surélevé ! Il est facile en pleine journée de constater que l'eau monte mais en pleine nuit, se réveiller avec les pieds dans l'eau laisse un souvenir tenace ! Prendre le temps de se décarcasser un petit peu lors de l'installation pour tout organiser, s'avère toujours payant.
Le biwi est placé à deux ou trois mètres du rod-pod de façon à voir les détecteurs de l'intérieur, sans sortir, ce qui évitera un déplacement systématique à la moindre tirée.

La revue de détails
Quelques heures avant l'obscurité, une revue de détails s'impose. Le positionnement de repaires visuels en barque assure lors des lancers la bonne direction. Des flotteurs lumineux utilisés habituellement pour la pêche en mer, sont accrochés à un plomb montre par une bonne longueur de Nylon. En ce qui concerne la distance, la solution consiste une fois la canne sur le rod-pod, à réaliser sur la ligne juste avant le moulinet, une trace de 20 à 30 cm à l'aide d'un marqueur prévu pour l'anglaise. Cinq ou six bas de ligne sont préparés d'avance et déjà eschés, prêts à être nouer à l'émerillon baril. Ils sont stockés dans une boîte étanche afin de les préserver de l'humidité ainsi que des grignoteurs de tout poil.

Les appâts
Attendre le crépuscule pour relancer les cannes et amorcer serait une erreur car si les carpes sont présentes, elles risquent fort de bouder le secteur après ce bombardement. Il vaut mieux vérifier tous les montages et réamorcer deux heures avant la nuit. Il est également souhaitable d'augmenter la taille des bouillettes afin de limiter les attaques d'indésirables qui n'auraient pour effet que de réveiller pour rien !
La nuit venue, l'emploi d'un sac soluble contenant le bas de ligne et quelques bouillettes s'avère suffisant. Mais attention, la précision est de rigueur car pas question de ramener pour lancer à nouveau ! Deux à trois minutes après que le montage ait atteint le fond, un demi tour de manivelle suffit pour dégager le bas de ligne !

La réception
Le respect du poisson est délicat dans le noir, la manipulation est plus périlleuse. Le plus sage est de tout avoir regroupé proche de l'eau, sur le lieu du combat: épuisette, tapis de réception, sac de pesé, sac de conservation, peson...
L'épuisette sera maintenue hors de l'eau dans une position proche de la verticale, sur un piquet, et ce toujours à cause des rongeurs... Le filet sera profondément immergé avant de tenter d'y faire entrer la carpe. Le tapis de réception sera fixé au sol car les jours de grand vent partir à sa recherche n'est pas le meilleur gage de sécurité ni pour le pêcheur, ni pour le poisson ! Les sacs de pesé et de conservation seront stockés durant toute la nuit dans une bassine ou un seau rempli d'eau qui servira le moment venu à humidifier le tapis. Il faut éviter d'éblouir la carpe qui réagit le plus souvent violemment à un excès soudain de lumière.

L'éclairage
Sur les fonds encombrés, le fil fluo est indispensable car il rend possible le slalome entre les accroc...
Grâce aux faisceaux lumineux de la lampe frontale, il est plus facile de suivre le déroulement du combat. Une lampe à gaz facilite toutes les interventions sur les montages à l'intérieur du biwi. Une lampe torche complète l'éclairage. Mais il est également utile de fixer des petits bâtonnets lumineux, de type Star Light, sur le manche de l'épuisette, le pied du rod-pod...
De plus, si l'ensemble des accessoires est installé sur une petite bâche de 2 à 3 m², de couleur claire, tout cet attirail devient nettement plus facile à retrouver !

# Posté le samedi 03 février 2007 15:53

Modifié le samedi 03 février 2007 16:09

Techniques (suite)...

XV/Montages de base
La grande diversité des postes ainsi que des distances de pêche, des natures de fond... oblige à adapter constamment les montages. Plus que le choix du matériel ou des esches, c'est cette terminaison de la ligne qui influe directement sur la qualité et surtout la quantité des départs et des prises !
Dans tous les types d'eau quand la distance de pêche est inférieure à 50 m, le montage coulissant permet de tromper même les poissons réputés difficiles car très souvent piqués et relâchés. L'emploi d'un bas de ligne plutôt long, 40 cm, et d'une plombée minimum, de 20 à 50 g, aboutit au fait que lorsque la carpe engame et lors des secondes qui suivent, elle ne sent aucune résistance suspecte. Lors d'un départ, il convient de ferrer de façon à piquer correctement la prise.
Ce montage est issu des pratiques traditionnelles et simple à mettre en ½uvre. Il est préférable à tout autre à chaque fois que c'est possible.
Il convient d'installer tout d'abord la perle potence après y avoir accroché un plomb d'Arlesay d'un poids minimum, en fonction de la distance à atteindre et éventuellement du courant. Une perle amortisseur est intercalée avant de fixer le Nylon issu du moulinet sur une des extrémités d'un émerillon baril, sur l'autre est fixé le bas de ligne.

Le montage décollé
Il est très délicat sur fonds vaseux d'employer un montage classique. La vase rarement homogène est composée de débris dans lesquels le bas de ligne et surtout l'hameçon risquent de s'accrocher. Certains pêcheurs utilisent avec une relative réussite le montage décollé sur toute sorte de fonds différents, mais il s'impose vraiment quand l'épaisseur de vase est importante.
Utilisez un plomb de type trilobé qui grâce à sa forme, ne s'enfonce pas trop profondément. Un émerillon baril est emprisonné entre deux perles coulissantes, elles-mêmes bloquées par des butées. La distance séparant l'émerillon du plomb accroché à l'extrémité du Nylon dépend de l'épaisseur de vase.
L'esche utilisée sera une bouillette flottante mais il est également possible d'escher des graines. A condition toutefois d'intercaler entre elles un matériau flottant comme liège, mousse, polystyrène...
Pour décider à quelle hauteur évoluera l'appât, il suffit de pincer sur le bas de ligne un petit plomb. Avant de lancer le montage sur le poste, il est prudent de vérifier son efficacité en le trempant dans l'eau à proximité du bord.

Le montage hélicoptère
Ce montage permet de pêcher à grande distance sans risques d'emmêlement lors des lancers. Un plomb de type missile d'un poids d'au moins 100 g est accroché au bout de la ligne et c'est lui qui grâce à son parfait aérodynamisme, entraîne l'ensemble du montage. Un tube silicone rigide long de 50 cm, est bloqué en partie haute par deux plombs mous de 5 g chacun. En partie basse, une perle amortisseur est installée entre la gaine et l'agrafe.
Un bas de ligne court, 20 à 25 cm, est attaché directement à la perle potence. Le tube rigide est plaqué sur le fond grâce aux deux chevrotines. Lors de la touche, l'inertie du montage provoque l'autoferrage.
Il est impératif que le tube silicone soit plus long que le bas de ligne pour éviter l'emmêlement. Mais il faut également tenir compte à ne pas pêcher trop fin, 30/100 minimum, pour éviter de rompre la ligne lors du lancer et de voir partir le montage seul.

Le montage de fuitee
Ce montage a été conçu afin de limiter le nombre de fosses touches. Le principe consiste à monter une plombée lourde, de 80 à 150 g et plus, non coulissante. Son inertie offre une résistance immédiate dès la touche pour que l'hameçon se plante dans la bouche de la carpe. Certains poissons devenus particulièrement méfiants engament et recrachent rapidement l'appât ce qui occasionne de si nombreuses fosses touches. Le montage de fuite est également appelé autoferrant.
Un anti-emmêleur souple d'une longueur d'une dizaine de cm, est monté sur le fil issu du moulinet. Un plomb de type boulet, est accroché à l'agrafe de la perle potence fixe. A l'extrémité du Nylon, un émerillon baril est installé. L'autre extrémité reçoit le bas de ligne. Une butée vient maintenir l'anti-emmêleur afin qu'une partie de l'émerillon y entre. Sur ce type de montage, le bas de ligne est plutôt court, 15 à 25 cm, pour réduire au minimum les mouvements possibles de l'esche.

Le montage flottant
Il n'est pas rare que des herbes aquatiques tapissent le fond sur une hauteur de plus de 50 cm. Ces zones sont tout à fait propices à une fréquentation régulière des carpes. Peu pêchées sur ce type de postes, elles se croient en sécurité. Le montage flottant permet de pêcher à la profondeur désirée voire jusqu'à la surface en l'absence de courant.
Une olive longue d'un poids nécessaire pour stabiliser le montage est bloqué côté moulinet par une butée, côté bas de ligne par un petit plomb. De la distance séparant le plomb de la bouillette dépend la hauteur à laquelle celle-ci évoluera. Le Nylon est accroché à une extrémité de l'émerillon baril, à l'autre le bas de ligne. Long d'une trentaine de cm, il se termine par une perle flottante puis un hameçon à ½illet.
Que ce soit bouillette ou graine, l'appât est obligatoirement flottant. L'olive étant bloquée sur le montage, pas besoin de ferrer. Le poisson se pique tout seul car le montage est autoferrant

# Posté le samedi 03 février 2007 16:17

Impressionnant (suite)...

Impressionnant (suite)...
J'ai tenu à vous mettre cette photo pour vous montrer que malgrès un combat de 15 min elle était encore vive et est donc repartie sans difficultés. En effet, c'est une des rares qui n'est pas restée dans mes mains lors du relâché.
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# Posté le dimanche 04 février 2007 16:49

Bizarre...

Bizarre...
Je sais pas ce qu'elle a eut mais elle est repartie quand même.

# Posté le dimanche 04 février 2007 17:11

Forme rarement vu...

Forme rarement vu...
C'est la première carpe que j'ai pris qui avait cette forme.
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# Posté le dimanche 04 février 2007 17:16

Dernière prise de la saison 2006...

Je l'ai prise alors que je venais de relancer après avoir changé de bouillette car ça ne mordait pas. La gourmande m'a sauvé du capot.(carpe miroir de 4,5 Kg : désolé j'ai pas pu mettre la photo)
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# Posté le dimanche 04 février 2007 17:34

Modifié le mardi 21 août 2007 06:08